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Écrit par: Hinda

20 septembre 2010|

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Existant bien avant l’arrivée de l’Islam, le voile est aujourd’hui un sujet des plus controversé. Mais avant tout, voici d’abord un petit lexique de quelques définitions qui nous aiderons à définir et à clarifier la différence entre différents degrés de “recouvrement”.

voile_02Le hidjab est un simple voile qui cache les cheveux, les oreilles et le cou, ne laissant voir que l’ovale du visage. Le tchador est une grande pièce de tissu posée sur la tête retombant jusqu’aux chevilles et qui laisse également tout le visage à découvert. Le niqab est un voile intégral, soit une étoffe ne laissant apparaître qu’une fente pour les yeux. La burqa est un grand voile, bleu ou brun, qui recouvre complètement la tête et le corps, avec un grillage dissimulant pour les yeux.

L’Occident mène un combat contre le symbole ou l’idéologie du voile, avec l’argument qu’il va a l’encontre de la liberté et de l’égalité de la femme. Mais qu’en est-il justement de la liberté de ses femmes voilées? Y a-t-il une nuance à apporter entre une femme soumise à la loi du recouvrement et une autre qui le porte par choix?

Dans n’importe quel pays, celle qui a la volonté de se battre pour sa liberté vestimentaire et son droit à l’égalité doit être entendue et appuyée. Mais ne faudrait-il pas, afin d’être juste, écouter ce que toutes ces femmes ont à dire sur ce que le voile représente pour elles? Si pour certaines femmes le voile est un fardeau difficile à porter, pour plusieurs autres, il est l’expression légitime d’une identité qui demande à se faire entendre. Cette nuance est cruciale et demande un ajustement face aux combats que l’on porte.

De la même façon qu’il est nécessaire et urgent de supporter la cause des femmes opprimées, il est impossible de passer à côté du symbole identitaire que ce morceau de tissus est devenu à travers le temps.

Écrit par: Hinda

07 septembre 2010|Mots-clés:

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Le 23 avril 2010, assise en entrevue à la table de Christiane Charette à Radio Canada, un des invités me demande : « ne croyez-vous pas que lorsque les immigrants arrivent au Québec, ils doivent adhérer à un certains nombres de valeurs communes? ».

La question qui tue, les fameuses valeurs communes. Mais quelles sont-elles ces valeurs communes?

Le Québec s’est durement battu pour le droit des femmes, d’accord. C’est grâce au travail remarquable de nombreuses féministes que les québécoises jouissent aujourd’hui d’une liberté et d’une égalité enviée de par le monde. Le rejet de la religion et l’implantation de la laïcité sont également venus définir l’identité d’une grande partie de la population du Québec. Finalement, notre belle province francophone se bat pour affirmer son identité distincte, et revendique la reconnaissance de sa langue et de sa culture au sein du pays. C’est pourquoi des sujets chauds comme les accommodements raisonnables viennent effrayer de nombreux québécois. La peur de perdre ce qu’ils ont chèrement défendus d’abord et la peur de l’assimilation ensuite. C’est pourquoi l’immigration peut aussi facilement être perçue comme une menace de plus dans l’authenticité et la préservation de la culture québécoise.

Alors quelles sont ces valeurs communes dont tout le monde parle? En regardant de près les nouveaux arrivants, on peut voir des familles qui débarquent en ayant tout laissé derrière eux, travail, familles, amis, communautés, etc. Ils arrivent la plupart du temps avec des diplômes pleins les poches et une expérience de travail monstre. Que recherchent-ils? Un travail à la mesure de leurs compétences ainsi qu’un avenir meilleur pour leurs enfants dans une société en paix.

Une ouverture d’esprit est nécessaire afin de laisser le temps à ces nouveaux arrivants de se poser en terre inconnue, de connaître les lieux, mais surtout de s’y reconnaître et de s’y identifier pour ensuite construire avec la population déjà établie. L’intégration se fait à partir du travail et très vite, la seconde génération prend le relais, elle grandit au sein de la communauté grâce à l’école, aux différentes activités et aux amis. Ce processus d’intégration a besoin d’un temps minimum nécessaire, et lorsqu’il est bien fait, il permet un échange réel. Le Québec et le Canada ne peuvent que s’enrichir d’une diversité ouverte et paisible.

Donnons le temps au changement et qui sait, peut-être que ceux qui sont réticents à la diversité verront que les choses changeront pour le mieux.

(Pour plus de discussions sur le sujet de l’interculturalisme, joignez-vous au groupe Facebook “Ici on est au Québec, restes-y pour bâtir une société ouverte et colorée”.)