Existant bien avant l’arrivée de l’Islam, le voile est aujourd’hui un sujet des plus controversé. Mais avant tout, voici d’abord un petit lexique de quelques définitions qui nous aiderons à définir et à clarifier la différence entre différents degrés de “recouvrement”.
Le hidjab est un simple voile qui cache les cheveux, les oreilles et le cou, ne laissant voir que l’ovale du visage. Le tchador est une grande pièce de tissu posée sur la tête retombant jusqu’aux chevilles et qui laisse également tout le visage à découvert. Le niqab est un voile intégral, soit une étoffe ne laissant apparaître qu’une fente pour les yeux. La burqa est un grand voile, bleu ou brun, qui recouvre complètement la tête et le corps, avec un grillage dissimulant pour les yeux.
L’Occident mène un combat contre le symbole ou l’idéologie du voile, avec l’argument qu’il va a l’encontre de la liberté et de l’égalité de la femme. Mais qu’en est-il justement de la liberté de ses femmes voilées? Y a-t-il une nuance à apporter entre une femme soumise à la loi du recouvrement et une autre qui le porte par choix?
Dans n’importe quel pays, celle qui a la volonté de se battre pour sa liberté vestimentaire et son droit à l’égalité doit être entendue et appuyée. Mais ne faudrait-il pas, afin d’être juste, écouter ce que toutes ces femmes ont à dire sur ce que le voile représente pour elles? Si pour certaines femmes le voile est un fardeau difficile à porter, pour plusieurs autres, il est l’expression légitime d’une identité qui demande à se faire entendre. Cette nuance est cruciale et demande un ajustement face aux combats que l’on porte.
De la même façon qu’il est nécessaire et urgent de supporter la cause des femmes opprimées, il est impossible de passer à côté du symbole identitaire que ce morceau de tissus est devenu à travers le temps.